Le gardénia est devenu un mythe, tant son parfum est inoubliable. Dans la deuxième partie du XIXe siècle, un homme élégant ne pouvait sortir sans une fleur de gardénia à la boutonnière.
Le tiaré, la fameuse fleur emblématique de Tahiti, est un gardenia tahitensis, mais celui qui nous occupent ici s’appelle gardenia augusta. Un peu délicat, il est originaire d’Asie. Il lui faut une lumière vive mais pas brûlante. Aussi mettez-le devant une fenêtre en hiver, et un peu plus loin durant la belle saison.
Il s’accommode à une température constante pendant la période de floraison, de mai à octobre, comprise entre 15 °C et 20 °C. Il ne lui faut surtout pas de courants d’air, qui occasionneraient la chute des fleurs. Par contre, une température de 10 °C en hiver l’incitera à refleurir la saison suivante.
En ce qui concerne l’eau, le gardénia exige une hygrométrie d’environ 60 %. Aussi, glissez une couche de billes d’argile au fond de son cache-pot, posez le pot par-dessus, afin qu’il ne soit pas en contact avec le liquide. Celui-ci, en s’évaporant, va profiter à la plante.
Comme la motte ne doit pas se dessécher, arrosez votre plante deux à trois fois par semaine. Toujours avec de l’eau à température ambiante et exempte de calcaire, car le gardénia y est allergique. Effectivement, c’est une plante de terre acide.
Mettez, en période de floraison, un peu d’engrais liquide tous les quinze jours. Si besoin est, vaporisez-le régulièrement, mais pas sur les fleurs, cela pourrait les tâcher.
Le gardénia est un tyran mais il sent si bon ! Alors, respectez-le, sans quoi, il meurt...