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INFOS OMEGA 3 !

 

 

 

   

OmEga 3
Le groupe d'acides gras oméga3, notés également ω3 sont des acide gras polyinsaturés que l'on trouve dans certains poissons, dans le lin, le chanvre, la noix et le colza (canola).

 


Les oméga3 et les oméga6 sont classés acides gras indispensables, c'est-à-dire que le corps ne peut les produire. Ils étaient avant appelés "vitamine F". On les qualifie également d'essentiels, ce qui signifie que l'organisme en a besoin.

 



Chimie
Les acides gras sont classés classiquement en :
• saturés, avec une chaine carbonée sans double liaison ;
• mono- ou poly- insaturés si la chaine carbonée comprend une ou plusieurs double liaisons.

 


Le terme « oméga3 » signifie que la première double liaison dans la structure carbonée de l'acide gras, en comptant à partir du côté opposé au groupe acide, occupe le troisième rang : oméga parce que l'on compte depuis la fin (oméga est la dernière lettre de l'alphabet grec) et 3 parce que c'est le rang qu'occupe la double liaison.

 


Les principaux acides gras du groupe oméga3 sont :
• L'acide α-linolénique ou ω3α (18:3; ALA)
• L'acide eicosapentaénoïque (20:5; EPA)
• L'acide docosahexaénoïque (22:6; DHA)

 


Les deux derniers peuvent être synthétisés par l'organisme humain à partir du premier, même si, en pratique, le taux de DHA ne varie guère en cas d'apport augmenté en ALA[1]
 


Les sources alimentaires d'omEga 3
• Les légumes verts à feuilles (mâche, chou, laitue...) sont particulièrement riches en ALA (200 à 375 mg/100 g).


• L'huile de lin contient près de 58 % d'ALA mais n'est pas destinée à la consommation en tant que telle : dans la crème Budwig, par exemple, elle est mélangée aux autres aliments, ce qui lui enlève son goût âcre. Les graines de lin, employées dans l'alimentation animale, enrichissent la viande de ces derniers en oméga-3. En huiles de consommation courante, seule l'huile de colza contient un rapport entre oméga3 et oméga6 optimal. Les huile d'olive et de tournesol ont d'autres qualités nutritives mais sont relativement pauvres en ALA.


Le saumon sauvage en contient aussi beaucoup alors que le saumon d'élevage en contient moins. On en trouve aussi dans le thon et les sardines. Mais il faut veiller à équilibrer l'apport en oméga3 avec l'apport en oméga-6 (rapport conseillé : 1 oméga3 pour 5 oméga6).
 


Effets bénéfiques sur la santé
Dans les années 1990, une étude de l'Université du Maryland aux États-Unis a révélé les bienfaits des acides gras du groupe oméga-3 dans le cadre de régimes déficients ou carencés.

 

 En effet, il a été mis en avant que la dose quotidienne d'un régime européen était entre 1 et 2 grammes par jour, alors que les oméga-3, acides gras essentiels, sont nécessaires à la construction de la membrane cellulaire et des tissus du cerveau chez l'enfant.

 

 Il apparait que les oméga-3 limitent les accidents vasculaires. Il sont donc proposés en complément lors de la prévention des infarctus du myocarde.

 


Contrairement à une idée répandue, les bienfaits sont donc essentiellement dus à la présence suffisante d'oméga-3 dans l'alimentation ; en d'autres termes, c'est le manque d'oméga-3 qui a des effets négatifs.

 


Les études prouvant le bénéfice d'une supplémentation en oméga3 sont rares : la plupart étudient l'influence d'une alimentation riche en ces acides gras polyinsaturés essentiels, mais d'autres facteurs peuvent influencer les résultats (richesse en fibres, en vitamines...).

 

L'étude GISSI IV[2], publiée en 1999, montre qu'une supplémentation artificielle en Oméga3 (sous forme de gélules) chez des patients ayant fait récemment un infarctus du myocarde diminue sensiblement leur mortalité.

 


Une étude publiée début 2006 dans le British Medical Journal [3] stipule pourtant que, après étude des données relatives à 48 essais randomisés et contrôlés et à 41 études de cohortes, « les oméga3 n’ont pas d’effet tranché sur la mortalité totale, les évènements cardiovasculaire ou le cancer ». L'étude souligne également que les effets positifs de ces acides gras ne peuvent cependant être totalement exclus.

 



Rapport omega 3 et omega 6
Les régimes actuels entrainent encore une disproportion entre l’apport des divers acides gras oméga entre eux. Le rapport optimum entre acide gras oméga 3 et oméga 6 devrait se situer aux alentours de 1/5.

 

Mais notre mode de vie, le manque de gras de poisson notamment fait que ce rapport se situe à 1 pour 10 voire plus.

 

Or diverses études montrent que ce déséquilibre induit, entre autres choses, un état physiologique propice aux maladies cardiovasculaires ainsi qu'aux troubles allergiques et inflammatoires.

 

A contrario un rapport correct entre oméga6 et omega3 serait bénéfique pour la santé, notamment du point de vue cardiovasculaire, et pour réduire les maladies inflammatoires.

 



Risques connus ou suspectés des omega3
Bien qu'on prête souvent aux oméga-3 des vertus exagérées, il a été prouvé que l'excès d'oméga-3 peut provoquer :


• des problèmes de coagulations, proche de l'hémophilie ;
• des possibilités accrues d'hémorragie ;
• des taux plus élevés de cholestérol LDL, parfois grossièrement appelé "mauvais cholestérol" ;
• une baisse de la glycémie, surtout chez les diabétiques ;
• une baisse des réponses immunitaires et inflammatoires.


Pour ces raisons, la FDA (Food and Drug Administration) recommande une consommation minimum de 2 g par jour, maximum de 3 g par jour.

 

 

 


Référence
• (fr)relations entre oméga-3 et oméga-6
1. ↑ (en)Understanding omega-3’s, A DeFilippis,L Sperling, Am Heart J 2006;151:564- 70.
2. ↑ (en)Etude GISSI-4
3. ↑ (en)[http://bmj.bmjjournals.com/cgi/content/full/332/7544/752 Risks and benefits of omega 3 fats for mortality, cardiovascular disease, and cancer: systematic review, L Hooper, R Thompson, R Harrison et al. BMJ 2006;332:752-760

gnu free documentation license.http://fr.wikipedia.org

 

 

 


 

 

 

 

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