Les résultats viennent
d’être publiés : « en l’état des connaissances, aucun
risque de malformation ou de toxicité fœtale ne semble
imputable à l’utilisation des substituts nicotiniques
(SN) au cours de la grossesse ». En effet, les experts
n’ont trouvé aucun élément solide susceptible
d’accréditer cette hypothèse.
En conséquence, les
recommandations de l’Afssaps, formulées en 2003, restent
valables : « l’objectif est de tendre vers un arrêt
complet du tabac le plus tôt possible, sans recours aux
SN. Toutefois, des SN peuvent être proposés à la femme
enceinte en cas d’échec de la thérapie cognitivo-comportementale
et de la prise en charge psychologique ».
En conclusion, rien n’est
pire que la fumée du tabac et il est même conseillé
d’arrêter de fumer avant la mise en route d’une
grossesse : le tabac multiplie par 3 le risque
d’avortement, par 2 le risque de grossesse extra-utérine
et augmente les risques de prématurité, de faible poids
de naissance, de troubles du comportement de l’enfant…
Encore aujourd’hui, entre
20 et 24% des femmes enceintes continuent à fumer tout
au long de la grossesse.
* Morales-Suarez-Valeza,
Obstet. Gynecol., 107 : 51-57, 2006.